IMS Networks annonce un plan d’investissement de plus d’un million d’euros sur 2026-2027 pour renforcer sa plateforme de protection contre les attaques par déni de service distribué et mieux la faire connaître. Le groupe castrais veut s’imposer comme une référence sur ce marché de la protection anti-DDoS en misant à la fois sur le caractère souverain de son offre et sa mise à disposition sous forme de service managé.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de forte recrudescence des attaques par déni de service. L’entreprise en détecte et en traite déjà quasiment une par semaine, avec une intensification observée depuis la fin d’année, explique Sacha Hilic, son directeur général (photo). Ce dernier rappelle également que dans son dernier baromètre, le CESIN estime que 21% des organisations victimes de cyberattaques ont subi un déni de service distribué.

L’offre anti-DDoS d’IMS repose historiquement sur un partenariat avec l’éditeur français 6cure. Une solution qui permet de traiter aussi bien les attaques volumétriques que des attaques plus ciblées, sur des couches applicatives ou des services comme le DNS, expose Sacha Hilic. Une brique technologique intégrée à son SOC et à laquelle IMS ajoute une couche de services managés, avec notamment la mise à disposition de : service delivery managers, reporting dédié, capacités de corrélation et d’automatisation, retours d’expérience après incident…

Le groupe présente cette offre comme une extension naturelle de son positionnement à la croisée du réseau et de la cybersécurité. Sacha Hilic parle à ce titre de « Network Security Operating Center », pour désigner cette convergence entre exploitation réseau et services de cybersécurité. L’anti-DDoS est opéré par les mêmes équipes que les autres briques de protection et de détection de l’entreprise.

L’investissement annoncé doit d’abord permettre de faire évoluer la plateforme technique. IMS prévoit de densifier son infrastructure anti-DDoS à Paris et d’ouvrir de nouveaux points de présence à Lyon, à Nantes et à Toulouse, afin de rapprocher le traitement des attaques des environnements clients et de limiter la latence.

L’entreprise entend également enrichir les services associés. Sacha Hilic explique qu’IMS travaille à améliorer tout le « packaging » autour de la solution logicielle fournie par 6cure, avec davantage de visibilité, d’observabilité, de corrélation et d’automatisation pour une meilleure réactivité.

L’autre axe du plan concerne la notoriété. Pour mieux faire connaître son offre, le groupe a prévu une campagne avec Alliancy, fondée sur des rencontres ciblées avec des décideurs informatiques, des RSSI et des DSI. Les secteurs visés sont notamment la banque, la finance, l’assurance, les grandes organisations publiques et les entreprises en BtoC. Cette campagne vient tout juste de démarrer.

Ce plan d’investissement s’inscrit dans un contexte porteur pour l’entreprise. Aussi bien sur son activité anti-DDoS, qui a progressé de plus de 50 % l’an dernier et qui représente désormais plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, que sur ses autres activités. Le groupe, qui approche les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un effectif de 120 salariés, affiche en effet une croissance globale supérieure à 10 %, avec une activité désormais réalisée pour moitié hors d’Occitanie.

Sacha Hilic explique cette accélération par la montée en puissance d’IMS auprès d’organisations publiques de type GIP, aussi bien sur les réseaux que sur la cybersécurité. Il met aussi en avant son savoir-faire dans les interconnexions de datacenters, les solutions optiques, et la cybersécurité, qui lui créent des opportunités commerciales. À cela s’ajoute, sur certains dossiers, un intérêt croissant pour les offres souveraines.

Pour 2026, s’il vise une croissance équivalente à celle de 2025 sur l’activité DDoS, le dirigeant se montre toutefois prudent pour le reste de l’activité, jugeant le contexte marché tendu dans le privé et les prises de décisions ralenties dans le public.