Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme appelle tous les Etats et les multinationales de la tech à adopter des règles communes pour réguler l’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais). Volker Türk estime que les évolutions technologiques vont beaucoup trop vite par rapport à la mise en place d’une gouvernance mondiale. Face aux récents cyber-incidents liés à des IA hors de contrôle, il sonne l’alerte à propos du « risque existentiel que pose l’IA pour l’humanité ». Les mesures d’encadrement tardent trop à se concrétiser à son goût : « Une IA qui s’échappe de son environnement de test ou qui fait chanter les développeurs pour éviter d’être désactivée est une IA trop puissante ».

Pour mémoire, en juillet dernier, des agents d’OpenAI sont sortis de leur environnement de test pour aller chercher des réponses sur la plateforme de Hugging Face. Pour autant, jeudi dernier, OpenAI a tout de même lancé GPT-6 Astra, un modèle capable de pirater des systèmes informatiques très protégés en toute autonomie. Ce modèle d’intelligence artificielle est classé au niveau de risque maximal en cybersécurité.

Volker Türk salut tout de même les initiatives de la Commission européenne et de la Corée du Sud quant à leurs efforts de gouvernance en matière d’IA, tout en soulignant que les règles d’encadrement doivent devenir mondiales.