Le nombre de cyberattaques augmente inexorablement, à raison de 3% d’un mois sur l’autre, selon l’équipe de recherche en cyber-menaces de CheckPoint. En juillet 2026, le nombre de cyberattaques à l’échelle mondiale aurait atteint 2.336 par semaine par organisation, soit une hausse de 16% en un an. En cause :  l’IA, l’automatisation et la recrudescence des rançongiciels.

Les deux secteurs les plus ciblés, d’après l’étude, sont l’éducation et le secteur public. Ils disposent de moins de moyens de lutte et de prévention que d’autres secteurs. Suivent les télécoms, les entreprises oeuvrant dans le domaines des énergies et l’hôtellerie-restauration.

L’Amérique latine est la région du monde la plus visée par les cyberattaques. L’Asie-Pacifique se trouve en seconde position, puis l’Afrique. L’Europe n’est pas en reste car les cyberattaques y sont en hausse de 18% sur un an, selon Checkpoint.

« L’exposition des données liée à l’IA générative est devenue un risque quotidien pour les entreprises », déclare la société étasunienne spécialisée en sécurité informatique, en commentaire de son étude. En juillet 2026, une requête d’IA sur 36 présentait un risque élevé de fuite de données sensibles au sein des entreprises. 88% des entreprises du panel utilisant régulièrement l’IA générative ont été confrontées à des requêtes à haut risque, et 22% des requêtes contenaient des informations potentiellement sensibles. Les données personnelles constituaient la catégorie de données sensibles la plus fréquemment exposée (70%), suivies des données financières ainsi que des données relatives au réseau et à l’infrastructure IT.

Le nombre de victimes de rançongiciel a explosé en juillet 2026 par rapport à juillet 2025 ; il a bondi de 87%. L’Europe est la région du monde la plus touchée par les rançongiciels après l’Amérique du Nord. Les services aux entreprises sont le secteur le ciblé ; il représente 32,5% des victimes signalées. Suivent l’industrie manufacturière (14%) et le secteur des biens à la consommation (13%). D’après Checkpoint, The Gentlemen et Qilin ont été les deux groupes de ransomware les plus actifs dans le monde en juillet 2026, chacun étant responsable de 14% des cyberattaques par rançongiciel. DeadLock s’est classé en troisième position sur ce podium de malware (10% des attaques).

Enfin, à l’occasion de cette étude, Checkpoint rappelle que la messagerie électronique est le point d’entrée le plus fréquent des cyberattaques : vols d’identifiants, diffusion de logiciels malveillants, hameçonnage.