L’association Pause IA salue « la prise de conscience des risques de l’IA par le G7 ». Alors qu’elle estimait que les déclarations officielles en matière de sécurité de l’IA avaient été très décevantes lors du sommet du G7 à Evian, elle déclare dans un communiqué qu’une réunion entre les représentants des pays membres et les dirigeants des géants étasuniens de l’IA, dont OpenAI, Anthropic et Google DeepMind, a manifestement remis la sécurité à l’agenda le 17 juin.
Emmanuel Macron aurait annoncé, selon le journal Politico, que les pays du G7 (l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni) allaient « construire dans les prochains mois une plateforme de discussions et de coopération entre quelques démocraties face au risque de l’intelligence artificielle » afin de « définir ensemble des standards communs ». D’après l’association, les membres du G7 reconnaissent ainsi que les systèmes d’IA les plus avancés posent désormais des risques de sécurité majeurs qui nécessitent une réponse collective des Etats. Et de rappeler « les progrès stupéfiants et mal contrôlés des modèles généralistes de pointe, tel que Mythos ».
Pause IA estime que l’entraînement de ces intelligences artificielles génératives doit être mis sur pause le temps de mettre en place les conditions d’un réel contrôle. Elle appelle la France, qui préside le G7 jusqu’à la fin de l’année 2026, à tout mettre en œuvre pour concrétiser une coopération internationale. L’association de bénévoles, dont la directrice exécutive en France est Clémence Peyrot, ajoute que « la sécurité de l’IA doit être pensée comme un bien commun mondial », étant donné que les risques qu’elle fait porter ne s’arrêtent pas aux frontières.