En France, seules 55% des entreprises indiquent bénéficier d’une couverture cyber. En ce qui concerne les PME/TPE, cette proportion est encore moindre : 27,6% en 2026 contre 33,6% en 2025, selon le dernier baromètre de l’assureur spécialisé Hiscox.

Hiscox estime que ce recul expose les PME à des pertes financières importantes dans un contexte de recrudescence des violations de données. En effet, plus des deux tiers des entreprises françaises attaquées (66,8 %) subissent une interruption d’activité d’au moins une journée. L’impact financier moyen est estimé à 46.000 euros pour une PME française.

Les coûts cachés des cyberattaques vont bien au-delà des pertes financières immédiates. Quatre entreprises françaises sur dix ayant subi une cyberattaque ont été victimes d’une fraude financière par détournement de paiement, première conséquence réelle d’un incident, loin devant l’atteinte à la réputation (19,8%) qu’elles redoutent pourtant le plus. La quasi-totalité des TPE/PME françaises attaquées (96%) reconnaissent que l’incident a pesé sur leur stratégie ou leur situation financière : retard de croissance (36%), impact sur la valorisation (33%), report des investissements technologiques (31%).

« Une cyberattaque génère une onde de choc financière, juridique et opérationnelle que la technologie seule ne peut pas absorber », commente Victorine Bailleul, responsable de l’offre cyber et tech chez Hiscox, dans un communiqué.

37% des collaborateur·rice·s d’entreprises attaquées déclarent un stress élevé. Plus d’un quart signalent une dégradation du climat de travail (27%) et une hausse des arrêts maladie (25%).

Par rapport aux autres pays européens, les PME françaises consacrent en moyenne 29.700 euros par an à leur cyber-résilience, soit deux à trois fois moins que l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni.

Fait notable : seul 69% du panel français assuré contre le risque cyber dispose d’une couverture intégrant les risques liés à l’IA, contre 74% en moyenne dans les autres pays européens étudiés, là où les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont davantage anticipé cette évolution.

Méthodologie

L’édition 2026 du baromètre de Hiscox a été réalisée par Wakefield Research auprès de 6.800 personnes impliquées dans la cybersécurité, dans dix pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne, Irlande, Portugal, Italie, Pays-Bas et Belgique), entre le 5 et le 17 juin 2026. Les répondant·e·s sont en charge de la stratégie cybersécurité au sein d’organisations de moins de 250 salarié·e·s.