Gartner revoit une nouvelle fois à la hausse ses prévisions de dépenses mondiales consacrées à l’intelligence artificielle. Le cabinet les estime désormais à 2.670 milliards de dollars en 2026, soit une progression de 49,5% sur un an. En mai, il tablait encore sur 2.596 milliards de dollars et une croissance de 47%. La prévision a donc été relevée de près de 75 milliards de dollars en quatre mois.
L’essentiel de cette révision provient une nouvelle fois des infrastructures. Gartner prévoit désormais 1.484 milliards de dollars de dépenses en 2026, contre 1.432 milliards dans son estimation de mai. Elles concentreraient ainsi plus de 55% de l’ensemble des investissements IA. Le cabinet souligne que la demande des hyperscalers et fournisseurs de services pour les serveurs optimisés pour l’IA reste soutenue, malgré la hausse du prix des mémoires.
Les logiciels IA voient également leur prévision progresser, de 453 à 462 milliards de dollars. Gartner constate notamment l’intégration rapide de fonctions d’IA agentique dans les applications existantes. Les entreprises privilégieraient ces fonctionnalités proposées par leurs fournisseurs habituels pour automatiser leurs processus et gagner en efficacité, alors que l’IA générative est entrée dans ce que Gartner qualifie de « creux de la désillusion ».
Le cabinet relève aussi sensiblement ses attentes concernant les plateformes de développement d’applications IA. Leur croissance attendue en 2026 passe de 28% à 39%, les entreprises et prestataires cherchant davantage à développer des applications adaptées à leurs propres usages. La croissance prévue des dépenses consacrées aux modèles d’IA générative est également portée de 110% à 117%.
À l’inverse, les services IA sont légèrement revus à la baisse, à 576 milliards de dollars, contre 586 milliards anticipés en mai. Gartner observe que les entreprises sollicitent moins les prestataires pour de grandes transformations liées à l’IA et davantage pour des projets plus ciblés autour des fonctions IA déjà intégrées à leurs systèmes. Le cabinet estime néanmoins que les services liés à l’IA représenteront une opportunité de 1.200 milliards de dollars à l’horizon 2030.





