C’est une première aux Etats-Unis : l’Etat du Maine vote une loi interdisant la construction de datacenters de plus de 20 mégawatts jusqu’à l’automne 2027, soit une pause de 18 mois. Les deux raisons invoquées : l’impact négatif sur l’environnement et la flambée des prix de l’électricité. En effet, chaque centre de données de 20 MW de puissance consomme au moins autant d’électricité que 16.000 foyers états-uniens.
Ce moratoire pourrait être suivi par une dizaine d’autres Etats qui étudient actuellement des lois similaires aux Etats-Unis. L’opposition grandissante vient des communautés locales qui ne veulent pas de nouveaux centres de données dans leur voisinage, en particulier les gros projets d’entrainement de l’intelligence artificielle (IA) générative.
Au niveau national, les sénateur·rice·s Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez ont proposé un moratoire plus général sur l’IA.
Au contraire, l’administration Trump soutient les mastodontes étatsuniens de l’IA. « Les entreprises américaines spécialisées dans l’IA doivent pouvoir innover librement, sans être entravées par une réglementation trop contraignante », lit-on dans un décret publié par l’administration Trump en décembre dernier. Chaque Etat demeure toutefois libre de mettre en place sa propre réglementation en la matière.
En Europe, des villes telles que Dublin et Amsterdam – initialement terres d’accueil de datacenters – ont d’ores et déjà voté des moratoires sur tout nouveau grand projet de centres de données. De fait, en Irlande, les datacenters aspirent plus de 20% de la production électrique du pays. A Dublin, 50% de la demande en énergie de la capitale est siphonnée par les centres de données des hyperscalers.