La bulle spéculative liée à l’IA n’en finit pas de gonfler. La dette de l’écosystème IA atteindrait plus de 3.000 milliards de dollars à présent, selon Goldman Sachs.
Au cours des neufs derniers mois, les géants de la tech ont cumulé 500 milliards de dollars d’emprunts. A titre d’exemples, Amazon a emprunté 54 milliards de dollars en mars dernier et Alphabet 25 milliards de dollars en août. Le taux d’endettement d’Oracle est de plus de 130% aujourd’hui tandis que celui de Softbank est de 106% et celui de CoreWeave de plus de 500%.
Afin d’éviter d’affoler les marchés, les multinationales de la tech ont désormais recours à des structures de titrisation pour sortir la dette de leur bilan financier. Et cela ne semble pas prêt de s’arrêter. La banque Goldman Sachs estime à plus de 1.200 milliards de dollars les investissements qui seront consacrés à l’IA pour 2027.
Face à cette dette exorbitante, 45% des gestionnaires d’actifs estiment que la bulle IA pourrait éclater en 2027, selon une enquête de Bank of America publiée ce mois-ci. Le recours croissant à des montages financiers fait craindre un effet domino.
« Il devient difficile de voir clairement l’enchevêtrement des investissements entre acteurs de l’écosystème. Si OpenAI ne parvient pas à se financer dans de bonnes conditions et que l’adoption de l’IA ne se fait pas au rythme escompté, il peut y avoir des effets de contagion », prévient Jacques-Aurélien Marcireau, un gestionnaire d’actifs spécialisé en technologie, auprès du quotidien Les Echos.



