Sur quelle stratégie
misez-vous pour développer une entreprise comme Ubiqube ?
Je suis un grand défenseur
du marketing. Je mise sur la notoriété, et celle d'Ubiqube est déjà
surprenante. Une bonne idée ne suffit pas : c'est un show et vous êtes sur
scène.
Votre métier dans cinq
ans ?
Je serai à la retraite,
dans les caraïbes, sur un yacht en train de suivre l'indice Nasdaq d'Ubiqube !
Non, plus sérieusement, c'est vrai qu'entrer en bourse est un rêve, mais je ne
me projette jamais aussi loin, je ne suis pas carriériste.
Cela vous a-t-il joué
des tours ?
Oui, bien sûr ! Je ne
suis pas sensible à l'effet de cours, ça ne m'intéresse pas, alors, des fois,
ça « clashe ». Je ne crois pas aux structures où la hiérarchie est
sur-importante et où la créativité est inhibée, mais je ne suis pas pour autant
un artiste fou.
Ce que vous auriez aimé faire d'autre ?
Dans ma vie personnelle, de
la peinture, de la musique, si j'avais le temps. J'adorerais aussi m'investir
dans l'humanitaire. Professionnellement, rien de plus que ce que je fais
aujourd'hui. C'est du pur bonheur, j'insuffle la culture de l'entreprise, je
m'éclate !
Votre don ?
Le sens de l'empathie. Dans
les petites structures, il faut savoir chercher ce que l'autre a dans le
ventre, sinon on passe son temps à écarter ceux donc le vernis ne nous convient
pas.
Ce que vous ne perdez
jamais de vue ?
Ma fille et ce qui nourrit
ma passion. Dans une aventure comme celle d'Ubiqube, celui qui n'en n'a plus
est mort. Mon rêve est ce qui me permet de tenir quand j'ai un genou à terre.
Ce que vous repoussez au
lendemain ?
Rien, jamais. C'est
d'ailleurs mon plus grand défaut. Je suis dans l'immédiat, je vis comme si
demain était le dernier jour.
Un coup de cœur ?
C'est cliché mais... la dernière Mazerrati
coupée !
Une pensée en vous
rasant ?
Je ne veux pas devenir
président !
Un grand homme digne
d'admiration ?
Léonard de Vinci, car l'impossible
n'est pas de Vinci alors que je pense qu'il a parfois été français dans le
passé. Il faut changer ça.