Mise à la retraite de nombreuses compétences historiques, montée en puissance des compétences cloud, Moocs… le programme partenaires Microsoft est en train d’évoluer en profondeur. Ce qu’il faut retenir.

Comme nous l’annoncions dès avril 2016, Microsoft a fermé le 30 octobre aux nouvelles inscriptions et au renouvellement douze compétences sur vingt-neuf de son programme partenaires. À compter du 30 janvier 2018, ces compétences seront définitivement retirées. Il s’agit des compétences : Gestion de la relation client (CRM), Publicité numérique, Plateforme d’hébergement, Systèmes intelligents, Fournisseur de solutions pour les moyennes entreprises, Gestion des actifs logiciels, Déploiement et appareils, Distributeur (grossiste), Identité et accès, Formation, OEM et Licences en volume.

Pour les partenaires détenant ces compétences, Microsoft a prévu des chemins de migrations vers les compétences les plus proches. Ces chemins sont répertoriés sur son site partenaires ici. Les détenteurs de la compétence Déploiement et appareils (Devices et déploiement) sont ainsi dirigés vers la compétences Windows et appareils et ceux de la compétence Identité et accès vers Enterprise mobility management (EMM). La plupart du temps, les partenaires sont invités à se tourner vers une compétences cloud équivalente, quand elle existe – par exemple Cloud CRM pour la compétence CRM ou Small and midmarket cloud solutions pour Fournisseur de solutions pour les moyennes entreprises – ou directement vers la compétence Plateforme Cloud (associée à Azure) qui est devenue la compétence reine au sein du programme partenaires Microsoft.

« C’est la compétence clé au regard du marché d’aujourd’hui et de demain, celle qui permet de maîtriser les infrastructures cloud mais également de s’ouvrir à des marchés stratégiques tels que l’IoT, l’analytique, etc. », clame Alexandre Lemarchand directeur de la stratégie et du développement partenaires au sein de la division SMS&P de Microsoft France.

En compensation de la disparition de leurs compétences historiques, certaines typologies de partenaires pourront obtenir des options spécifiques. Par exemple, les hébergeurs qui pouvaient jusqu’à présent faire reconnaître leur expertise via la compétence Plateforme d’hébergement, pourrons désormais briguer l’option Hébergement de la compétence Plateforme Cloud. Les grossistes pourront demander à bénéficier de l’option distributeur disponible sur plusieurs compétences cloud. Les organismes de formation pourront convoiter l’option learning.

Les options permettent d’éviter certaines contraintes ou prérequis applicables aux compétences concernées. Par exemple, les hébergeurs pourront bénéficier de certains avantages spécifiques sans avoir à repasser d’examen dès lors qu’ils génèreront un volume suffisant de vente de licences SPLA. Les grossistes n’auront pas à se conformer aux prérequis de performance applicables auc compétences visées.

En parallèle de ces chemins de migration, Microsoft a renforcé l’audience (+300%) de ses conférences téléphoniques à destination de partenaires silver et gold en leur proposant des rendez-vous réguliers (mensuels) et des contenus de qualité. Et en décembre, l’éditeur a introduit sa plateforme d’apprentissage en ligne. Celle-ci permet actuellement d’accéder à une quinzaine de cours en ligne gratuits de 4h00 à 16h00 (Moocs). Exclusivement consacrés à Azure, ces Moocs proposés pour l’instant en anglais seront localissés progressivement dici à fin juin.

Ce focus mis sur les compétences cloud sur les derniers mois porte ses fruits selon Alexandre Lemarchand : désormais la moitié de ses quelque 1000 partenaires silver ou gold français détiennent au moins une compétence Cloud contre un tiers il y a neuf mois.

Le Cloud est aussi un accélérateur de recrutement de nouveaux partenaires pour Microsoft qui revendique une trentaine de nouveaux partenaires silver ou gold au cours des six derniers mois. L’éditeur a monté une équipe spécifique constituée de business developpers d’architectes de solutions cloud chargée d’aller à la rencontre de nouveaux partenaires et de leur proposer de les aider à monter de nouvelles offres métiers basées sur ses plateformes. 60% des partenaires engagés de cette manière sont de nouveaux partenaires qui ne sont pas issus de son écosystème traditionnel (société spécialisées en logiciels libres, opérateurs télécom, etc.).