Objectif Libre, contributeur français de premier ordre de la communauté Openstack, propose, au delà de la formation, un accompagnement des projets de cloud privé ou hybride.

 

Avec l’enrichissement permanent en nouveaux composants, projets et autre contributions de l’écosystème Openstack, la démarche d’adoption d’infrastructures cloud, hybrides ou non, ressemble fréquemment à une partie de poker où l’on paye pour voir. «Les entreprises et les personnes intéressées ont un réel besoin d’accompagnement et de veille technologique. Et ce phénomène est encore plus vrai en province, puisque nous n’avons pas toutes les conférences et rencontres parisiennes », constate Christophe Sauthier, dirigeant fondateur de Objectif Libre.

Cette PME toulousaine constituée de huit consultants experts a fait de son objet social l’accompagnement de tels projets sur la base de son expertise reconnue dans le domaine de l’open source d’infrastructure. D’abord au niveau de la contribution : « nous sommes tous contributeurs techniques au projet OpenStack, et notre équipe se classe 19ème au niveau mondial en volume de contribution », précise le dirigeant. Ce qui, compte tenu de l’envergure du programme, témoigne du positionnement volontariste de la TPE française et de son intimité avec les capacités de chaque brique de cet édifice à la complexité croissante. Parallèlement, Christophe Sauthier (ancien d’Ubuntu) et son équipe constituée depuis cinq ans, ajoutent à l’expertise OpenStack, deux autres axes de focalisation – toujours open source – sur les technologies Puppet (outil de gestion centralisée de machines virtuelles) et sur GLPI (gestionnaire libre de parc et de help desk).

Mais le propre d’OpenStack, en tant que solution complète répondant potentiellement à tout type de démarche d’adoption du cloud computing (cloud privé, cloud hybride), est de se présenter comme un ensemble de briques en expansion parmi lesquelles les entreprises ont à puiser ce qui convient à leur cas . Et c’est là que le bât blesse . Car la complexité du sujet, sa transversalité, face à l’hétérogénéité des situations (de l’existant informatique) des entreprises font qu’une simple introduction aux concepts et à l’arsenal de solutions proposés ne saurait suffire. « Chez Objectif Libre, nous préférons mettre l’accent sur les possibilités d’adaptation à chaque cas, à chaque entreprise. Même dans nos petites prestations, au delà de la formation, il y a une analyse des besoins pour permettre une réelle adaptation aux attentes », ajoute Christophe Sauthier. Et la greffe semble prendre. D’où la mise en forme de pack starters (prestations all-inclusive) qui en cinq jours, comporte un état des lieux sur site, une introduction aux concepts et aux composants OpenStack, une mise en œuvre sur site et sur mesure d’une infrastructure cloud témoin (maquettage) et un accompagnement à sa mise en production à titre expérimental. Un second pack starter, prolongeant de cinq jours le premier, peut viser l’intégration à l’existant de ces premiers pas vers l’infrastructure cloud voulue.

Evolution nécessaire de l’infrastructure informatique des SSII

Un tel accompagnement, selon Christophe Sauthier, est d’ores et déjà sur le radar des intégrateurs, non pas pour « vendre eux mêmes des prestations openstack » mais pour leurs propres besoins d’évolution de leur infrastructure informatique. Et donc de formation de leurs architectes et administrateurs systèmes. Sachant qu’avec la démarche de virtualisation poussée que représente le cloud computing, et avec les subtilités de gestion centralisée des machines virtuelles inhérentes, nombre d’entre eux se rendent compte que leurs équipes de développement sont bloquées dans leurs projets, du fait du manque de maîtrise de la mutation de leur infrastructure.

 

Notons par ailleurs que parmi les sociétés ayant d’ores et déjà pris position en France sur le créneau de la formation OpenStack, outre les fournisseurs de technologie par voie de e-formation, se retrouvent AlterWay, Orsys, ib-formation (groupe Cegos), m2i, Linagora, e-Novance, Zinux, l’organisme de formation PLB.

De ces besoins d’évolution d’infrastructures, des besoins de formation et d’accompagnement y afférant, il sera notamment question lors des prochaines Solutions Linux/Open Source, les 20 et 21 mai à Paris.