Distrilogie perd la carte VMware qui lui préfère désormais Arrow ECS (Logix). Le marché reste perplexe face à ce revirement. Pour les intégrateurs, la différence d'approche entre les deux VADs ne saute pas aux yeux.
Coup dur pour Distrilogie : VMware a décidé de ne pas lui renouveler pas son contrat de distribution. La nouvelle est officielle depuis une quinzaine de jours. Ironie de l’histoire, le couperet est tombé le jour même où le grossiste dévoilait devant une quarantaine de clients et de donneurs d’ordres l’alliance qu’il venait de sceller avec son homologue Comstor, afin de relayer et supporter en France l’offre Virtual Computing Environment développée conjointement par Cisco, EMC et VMware. Comstor devait fournir l’expertise autour des technologies Cisco, dont il demeure le principal distributeur en France, tandis que Distrilogie apportait ses compétences sur EMC et VMware.
D’après un intégrateur proche de Distrilogie, VMware aurait invoqué de mauvais résultats, le manque de pro-activité et le positionnement trop généraliste du grossiste pour justifier le non renouvellement de son contrat. « A l’examen, le premier grief ne tiendrait pas la route, croit savoir notre intégrateur perplexe. Quant aux deux autres, ils seraient plus recevables si Arrow ECS (ex-Logix) n’avait été retenu pour prendre la relève ». Logix, dont le contrat avait lui-même et suspendu il y a deux ans pour des motifs comparables.
Quelles sont les raisons profondes de ce déréférencement ? Distrilogie paye-t-il sa faible couverture européenne ? Le fait est qu’Arrow ECS a mis en avant sa présence dans 17 pays d’Europe et d’Amérique du Nord dans son communiqué annonçant son référencement. Quant à Magirus, qui a obtenu son renouvellement sans difficultés, il revendique une présence dans 13 pays européens et du Moyen-Orient. Du reste, cette disqualification de Distrilogie arrange bien les affaires de Magirus, qui vient d'être agréé par Cisco. Ce faisant, le grossiste peut désormais se prévaloir d'être le seul à distribuer à la fois Cisco, EMC et VMware. Contacté, Distrilogie n’a pas souhaité faire de commentaire et aucun porte-parole de VMware n’a pu se rendre disponible.
Ce qui est certain, c’est que c’est une mauvaise nouvelle pour Distrilogie, qui perd une partie de l’investissement consenti il y a trois ans pour racheter son homologue Scientific Computers duquel il avait hérité la carte VMware. Au-delà du chiffre d’affaires généré par la vente des licences, le grossiste perd les revenus liés aux services et notamment à la formation, puisqu’il était centre de formation officiel VMware. Une information qui continue pourtant de figurer en exergue de la méta-description de son site.
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