Le constructeur va cesser la fabrication de PC en Europe. Il confirme la fermeture quasi totale du site d'Angers et annonce le licenciement de la moitié des effectifs à Puteaux.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Au cours d'un comité d'entreprise extraordinaire européen, le constructeur informatique japonais Nec Computers a confirmé jeudi 5 janvier les rumeurs qui circulaient ces derniers jours sur la possible fermeture du site d'Angers en annonçant qu'il comptait supprimer 387 postes sur les 475 que compte sa filiale française. Une annonce qui fait écho à celle de la suppression de 20 000 emplois dans le groupe à l'échelle mondiale.
Le constructeur indique dans un communiqué qu'en raison de la pression sur les prix et des pertes opérationnelles accumulées depuis des années, il souhaite arrêter son activité PC (ordinateurs de bureau et portables) en Europe pour se recentrer sur les serveurs et les infrastructures.
Cette décision va s'accompagner de la fermeture presque totale à l'horizon 2010 de son site de production d'Angers, l'un des derniers sites industriels français du secteur informatique, qui emploie 357 personnes. Mais les ressources commerciales et marketing ne seront pas non plus épargnées avec cinquante-trois départs annoncés sur le site de Puteaux qui compte un peu moins de 120 personnes. Trente postes sont également supprimés au niveau EMEA.
Pour les syndicats, cette annonce marque la fin de l'aventure pour Nec sur le marché des ordinateurs. Certes, le projet de réorganisation actuel prévoit le maintien d'une trentaine de personnes sur le site d'Angers qui se consacreraient à la production de serveurs et d'une cinquantaine sur le site de Putaux. Mais les syndicats doutent de la viabilité de ce projet et affirment que l'entité française de Nec Computers est appelée à être dissoute à terme.
Pour rappel, Nec Computers France avait déjà fait les frais d'une profonde réorganisation en 2005 qui s'était traduite par la revente de l'activité Packard Bell et la suppression de 179 postes.
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